Le projet RESINE (REprésentations Sociales et Intérêts écologiques de la NEcromasse) : regards pluri-disciplinaires sur le bois mort en forêt

The RESINE research project: multi-disciplinary insights into forest deadwood

Type de document
Communication technique sans actes
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
Année
2011
Résumé / Abstract
Le projet RESINE fut un projet de recherches du programme « Biodiversité et gestion forestière » 2006-2009, auquel participèrent plusieurs partenaires écologues, forestiers et sociologues (Université de Toulouse, Université de Lille, Cemagref Nogent-sur-Vernisson, Cemagref Bordeaux, ONF) sur deux terrains d’étude : la chênaie à Rambouillet et la plantation de pin maritime des Landes de Gascogne. Il portait sur un compartiment de l’écosystème forestier, le bois mort, facteur clé pour la biodiversité forestière, retenu au titre des indicateurs de gestion durable des forêts, et avait pour objectif (i) d’une part d’améliorer les connaissances sur la valeur écologique des bois morts, pour valider ou améliorer la définition des indicateurs et les pratiques de gestion forestière durable, et (ii) d’autre part, d’évaluer les représentations sociales du bois mort par différents usagers de la forêt, afin de cerner les conditions d’élaboration de projets collectifs autour de la gestion des bois morts. Dans l’enquête sociologique, le discours des forestiers a traduit les attentes (i)d’une estimation du rapport entre les coûts et les bénéfices de la rétention de bois mort, pour l’écosystème mais aussi pour la sylviculture et l’économie forestière, (ii)de cibles de gestion écologiquement fondées et socio-économiquement supportables : cible de volume ou de diversité de bois mort local ? ou à l’échelle du paysage ? diversification des bois morts ou volume objectif pour certains types de bois mort ? Transparaissaient notamment des questions auxquelles les autres volets du projet ont pu apporter des éléments de réponse : -le besoin d’une justification fonctionnelle de la rétention de bois mort (comme la plus-value fonctionnelle des auxiliaires associés au bois mort), particulièrement aigu au moment où les propriétaires forestiers envisagent l’exportation des rémanents pour le bois-énergie malgré les risques en matière de fertilité du sol et de biodiversité ; -le besoin d’une évaluation de la contribution des bois morts à la biodiversité ‘patrimoniale’ ; -la mise en exergue du manque à gagner mais aussi des contraintes supplémentaires pour éviter la destruction des pièces de bois mort conservées, notamment dans les peuplements jeunes dans les Landes; -la faiblesse du risque d’accidents pour la plupart des forestiers, sans commune mesure avec les risques phytosanitaires : notre analyse des sinistres en forêt domaniale en 2003 et 2004 a confirmé que le risque de chute d’arbres ou de branches associé aux arbres morts ou sénescents est très limité et que les dommages sont majoritairement matériels et de faible gravité ; -de profondes préoccupations phytosanitaires qui pourraient être clarifiées par un simple effort pédagogique sur les liens entre les bois morts et les quelques espèces de Mycètes ou d’insectes xylophages à risque.
Congrès
Séminaire régional Resonat, 22/11/2011 - 22/11/2012, Tours, FRA

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