Incidences du Cerf (Cervus elaphus) sur les pessières sommitales du Donon (Vosges du Nord)

Hamard, J.P. ; Ballon, P. ; Massonneau, R. ; Klein, F.

Type de document
Poster
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
CEMAGREF NOGENT SUR VERNISSON UR EFNO FRA ; CEMAGREF NOGENT SUR VERNISSON UR EFNO FRA ; CEMAGREF NOGENT SUR VERNISSON UR EFNO FRA ; ONCFS CNERA BAR LE DUC
Année
2010
Résumé / Abstract
Le massif forestier du Donon constitue un vaste ensemble forestier des Vosges du nord (70 000 ha), situé à l'interface de la Lorraine et de l'Alsace. Dans sa partie sommitale, d'une surface d'environ 1 000 ha, l'impact du Cerf élaphe (Cervus elaphus) sur le milieu s'avère frappant et récurrent depuis une quarantaine d'années. Aux difficultés d'obtention des régénérations forestières, liées à la présence du Cerf, se surajoute une accumulation de contraintes qui contrarie le renouvellement des pessières omniprésentes de cette zone sommitale (climat à caractère montagnard, sols acides et dégradés par une pratique ancestrale du pâturage, monoculture de l'Épicéa commun, tempêtes de 1990 et de 1999, attaques de scolytes). Dans ce contexte ingrat, la présente communication a pour objectif d'établir un diagnostic de l'impact effectif des populations de cervidés sur l'acquisition des régénérations forestières et sur le développement de la flore d'accompagnement. Après identification d'unités spatiales homogènes par photo-interprétation de cette zone sommitale, un inventaire systématique (2 points / ha) a été conduit durant le printemps 2010 sur l'ensemble des peuplements d'Épicéa âgés de moins de 30 ans. Au niveau de chaque placette d'inventaire sont évaluées la densité de tiges présentes, l'existence d'atteintes (abroutissement, écorçage) ainsi que l'avenir supposé de chaque tige. La diversité floristique est appréhendée par la notation de la présence des principales espèces sur 2 placettes adjacentes d'1 m2. Des observations complémentaires de la flore s'appuient sur un réseau d'enclos créé durant les années 1990. Les relevés portent sur la réalisation de placettes appariées localisées - hors et dans - les enclos. Nos résultats mettent clairement en évidence les difficultés d'obtenir la régénération d'Épicéa nécessaire au renouvellement des peuplements forestiers. D'une part, la densité de régénération s'avère trop faible et d'autre part la considérable pression d'abroutissement des semis bloque la dynamique de croissance de l'Épicéa. L'écorçage des tiges survient à un stade plus avancé (hauteur > 2 m) mais dans de moindres proportions. L'intensité d'abroutissement se confirme maximale au centre de la zone d'étude pour s'atténuer en sa périphérie. Les effets de l'abroutissement sur le cortège floristique conduisent à une raréfaction, voire une disparition des espèces semi ligneuses et ligneuses (Myrtille, Hêtre, Sorbier des oiseleurs, Saules, ). D'autres espèces, pourtant moins appétentes comme la Callune, souffrent localement de sur pâturage. Ces constats sont mis en perspective avec l'évolution des populations animales et des paysages.
Congrès
Ecologie 2010, Colloque national d'écologie scientifique , 02/09/2010 - 04/09/2010, Montpellier, FRA
Document d'origine
Ecologie 2010. Colloque national d'écologie scientifique, 2 au 4 septembre 2010, Montpellier. Communications orales et posters, Bertrand J.C., Bonis A., Caquet T., Franc A., Garnier E., Olivieri I., Thébaud C., Roy J. (coord)

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