Evaluation des modules « eaux de surface » de quatre indicateurs phytosanitaires (ADSCOR, EIQ, EPRIP, I-PHY) en bassin viticole : premiers résultats issus d'un test appliqué aux pratiques phytosanitaires du bassin du Ruiné (Charente)

Assesment of the water quality compenents of four phytosanitary indicators (ADSCOR, EIQ, EPRIP, I-PHY) within a wine growing watersheed: First results from a case studie applied on phytosanitary agricultural practices on the Ruiné watersheed

Zahm, F. ; Vernier, F. ; Saudubray, F. ; Peyrey, C. ; Petit, K. ; Bockstaller, C. ; Girardin, P. ; Hubert, A. ; Da Costa, J.P.

Type de document
Communication scientifique avec actes
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
CEMAGREF BORDEAUX UR ADBX FRA ; CEMAGREF BORDEAUX UR ADBX FRA ; CEMAGREF BORDEAUX UR ADBX FRA ; CEMAGREF BORDEAUX UR ADBX FRA ; CEMAGREF BORDEAUX UR ADBX FRA ; INRA NANCY COLMAR FRA ; INRA NANCY COLMAR FRA ; INRA NANCY COLMAR FRA ; ENITA BORDEAUX FRA
Année
2009
Résumé / Abstract
L'objet de cette communication est de présenter les résultats d'une d'évaluation comparée des modules «eaux de surface» de quatre indicateurs phytosanitaires (ADSCOR, EIQ, EPRIP, I-PHY) caractérisant le risque de transfert des pesticides vers les eaux de surface. Aujourd'hui, les indicateurs phytosanitaires sont couramment utilisés pour le conseil environnemental aux exploitants agricoles et pour l'évaluation des politiques publiques agri-environnementales. Cependant, si ces indicateurs phytosanitaires font l'objet de nombreuses recherches depuis la dernière décennie, la première partie consacrée au positionnement scientifique de nos travaux montre que très peu d'approches comparées de tests d'indicateurs phytosanitaires ont été conduites. Par ailleurs, il apparaît que les démarches de validation de tels indicateurs sont encore très rarement abordées dans les publications internationales (Devillers et al., 2005). Dans une seconde partie, après une présentation détaillée des quatre indicateurs testés, une analyse comparée des variables et des sources de données nécessaires à leurs calcul a été effectuée. Une troisième partie décrit le bassin versant du Ruiné (5,5 km2 ) ainsi que les pratiques phytosanitaires évaluées par les quatre indicateurs, sur les seize exploitations (viticulture et grandes cultures) pour les années 2002, 2004 et 2005. Les deux étapes indispensables au calcul des indicateurs y sont également rappelées: (1) l'informatisation nécessaire des formules d'indicateurs; (2) le traitement spatial pour passer d'une analyse par parcelle culturale à une analyse par transchronoparcelles homogène dans le temps et l'espace. La démarche générale d'inter comparaison des indicateurs, décrite en quatrième partie, repose d'une part, sur des analyses statistiques et spatiales des résultats et d'autre part, sur des tests d'usage des indicateurs. L'objectif est de comprendre et caractériser la variabilité des indicateurs (effets cultures, années, nombre de traitements phytosanitaires, distance au ruisseau, ..) au regard du risque de transfert des pesticides vers les eaux de surface. Quant au test d'usage, il a pour objectif d'évaluer la capacité de ces indicateurs à être utilisés pour le conseil ou l'évaluation de politiques. Les résultats (cinquième partie) mettent en évidence des différences liées à un effet culture dans l'appréciation du risque par les indicateurs. Ceci peut s'expliquer par le nombre de traitements qui varie par culture, la toxicité différente des substances actives mais aussi par les caractéristiques des parcelles telles que la pente, la distance à la rivière, le type de sol. L'analyse montre que ADSCOR et EIQ sont liés aux nombres d'applications de substances actives sur la parcelle et sont très proches dans leurs résultats. I-Phy semble plus sensible à la localisation des parcelles par rapport au ruisseau. EPRIP, quant à lui n'étant pas vraiment liés au nombre d'applications apparaît comme plus sensible à la toxicité des substances actives employées. La vigne est notée comme la culture la plus à risque sur le bassin versant sauf pour I-Phy qui prend en compte dans son calcul le critère éloignement des parcelles au ruisseau (les vignes sont les plus éloignées). Les résultats différents dans le classement des cultures entre I-Phy et les trois autres indicateurs mettent en évidence le poids très important de la méthode d'agrégation utilisée dans la note finale. Il apparaît que I-Phy maximise les risques pour le blé, le maïs et le tournesol et les minimise pour la vigne. Au final, les résultats du travail de comparaison montrent que le module « Eaux de surface» des indicateurs EIQ et ADSCOR évaluent globalement de la même façon les pratiques phytosanitaires. Quant au module « Eaux de surface» d'I-Phy, il diffère par sa méthode de construction et maximise le risque d'un traitement par rapport aux autres indicateurs. Quant au test d'usage, l'expérience montre que I-PHY est le seul des quatre indicateurs dont les résultats sont directement interprétables. Cet indicateur est en effet le seul à disposer d'une échelle de notation bornée et d'un seuil de décision. Par contre, si son interface logiciel le rend plus facilement calculable que les autres, le nombre de données à recueillir reste malgré tout important.
Congrès
XXXVIIème Congrès du Groupe Français des Pesticides, 21/05/2007 - 23/02/2007, Bordeaux, FRA
Document d'origine
Ouvrage collectif Pesticides et environnement conçu et réalisé à partir de communications et posters du XXXVII° congrès du GFP, Soulas, G.
Editeur
INRA

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